histoire et patrimoine

À l’Île-du-Prince-Édouard, l’histoire parle français et cette langue est tissée de façon serrée à notre culture et notre patrimoine immatériel. Elle est racontée ci-bas, en quelques dates, soulignant les multiples naissances, nous guidant à travers l’ambition et les luttes des anciens. L’histoire de l’Île est prodigieuse et inspirante, tant pour l’Acadie que pour le pays entier. Elle s’est enracinée dans la terre rouge à l’arrivée des premiers colons et le temps a vu naitre des êtres exceptionnels : des pionniers, des visionnaires, des passionnés. Ces femmes et ces hommes ont créé et déployé des mouvements économiques, politiques, sociaux et culturels qui influencent la vie d’aujourd’hui. L’histoire est riche et nous en sommes les fiers héritiers!

17201720

1720

Fondation de la colonie de l'Île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard)

La colonie de l’Île Saint-Jean est fondée en 1720. Les premiers colons arrivés de France avec la Compagnie de l’Île Saint-Jean, sont responsables d’établir la colonie. Ces immigrants s’établissent principalement sur la côte nord de l’Île-du-Prince-Édouard, dans la région du Havre-Saint-Pierre (aujourd’hui la baie St. Peters). Très peu de ces Français sont demeurés sur l’Île. Aujourd’hui, on ne retrouve aucun de leurs descendants.

En cette même année, deux familles acadiennes de la Nouvelle-Écosse s’établissent à l’Île Saint-Jean : Michel Haché dit Gallant et Anne Cormier qui demeuraient à Beaubassin, près d’Amherst (N.-É.), s’établissent à Port-la-Joye. L’autre famille, venue de Port-Toulouse (St. Peters) sur l’Île Royale (Cap-Breton, N.-É.) était celle de Pierre Martin et Anne Godin. Ils s’installent près du grand marais de Mount Stewart. Aujourd’hui, nous comptons de nombreux descendants de ces deux familles pionnières.

17521752

1752

L’île Saint-Jean compte 2 223 habitants français et acadiens.

Moins de 30 ans après la fondation de la colonie de l’Île Saint-Jean, la population acadienne et française ne comprend que 735 personnes. Elle s’intensifie dans les années suivantes avec l’arrivée de nombreuses familles acadiennes qui cherchent à échapper à la déportation de la Nouvelle-Écosse. Le recensement de 1752 indique une population de 2 223 habitants et on estime qu’en 1758 elle était de 4 250.
17581758

1758

Déportation des habitants de l’île Saint-Jean.

Après la prise de la forteresse française de Louisbourg par les Britanniques, une bonne partie des habitants Français et Acadiens de l’Île Royale (Cap-Breton, N.-É.) et de l’Île Saint-Jean, est déportée en France. Environ 3 000 des 4 250 habitants de l’Île sont expulsés vers la France entre le 31 août et le 4 novembre, 1758. Durant la traversée de l’océan Atlantique, plus de la moitié des déportés perdent la vie, soit par noyade, soit de maladie. Environ 1 250 habitants évitent la déportation, la plupart se réfugiant sur le continent.
18151815

1815

Ouverture de la première école acadienne de l'Î.-P.-É.

C’est en 1815, à Rustico, que le père Jean-Louis Beaubien ouvre la première école acadienne. François Buote en est le maître d’école et devient le tout premier instituteur acadien. Ce pionnier de l’enseignement a fait la classe pendant plus de 40 ans. Il enseigne d’abord à Rustico, son village natal, et en 1822, enseigne à Miscouche pendant une douzaine d’années. En 1834, il déménage à Tignish où il enseigne jusqu’à sa retraite, en 1857. L’École François-Buote de Charlottetown, inaugurée en 1980, porte fièrement son nom.
18541854

1854

Stanislas Poirier, premier Acadien élu à l’Assemblée législative.

C’est en 1854 que Stanislas-François Poirier (Perry), juge de paix, agriculteur et maître d’école de Tignish, quitte l’enseignement pour se lancer en politique. Au cours des 43 ans qui suivent, il se porte candidat à 13 élections provinciales et 8 fédérales, toutes dans la circonscription de Prince. Il est le premier Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard à œuvrer sur la scène politique, tant provinciale que fédérale. Sa carrière politique a couvert cinq décennies.
18611861

1861

Première expérience coopérative et première banque au Canada : la Banque des fermiers de Rustico.

La Banque des fermiers de Rustico est fondée en 1861 et incorporée en 1864 à l’initiative du curé, le père Georges-Antoine Belcourt. Constatant les difficultés des fermiers, il désire développer chez ses paroissiens, un esprit d’économie et d’entreprise, ce qui leur permettrait de contrôler une plus grande partie de leur économie. Pendant 30 ans, la Banque imprime sa propre monnaie et ce, jusqu’à l’expiration de sa charte en 1894. Cette institution a joué un rôle de important dans le secteur économique. Même s’il s’agit de la plus petite banque à charte à avoir existé au Canada, elle est la pionnière des premières caisses d’épargne et de crédit du pays.
18931893

1893

Parution de L’Impartial, premier journal de langue française à l’Île.

Gilbert Buote, appuyé de son fils François-Joseph (enseignant et imprimeur), lancent en 1893 le premier journal de langue française de l’Île, L’Impartial. Pendant ses 20 ans d’existence, L’Impartial se fait porte-parole du discours nationaliste Acadien. Il publie quantité d’articles au sujet de la langue française, de l’éducation, de la religion, de l’histoire acadienne, de l’agriculture et de la colonisation. 

Il défend les intérêts des Acadiens et fait la promotion de la langue française. « L’avancement de la cause acadienne dans l’ordre social, intellectuel et moral, tel est le but de L’Impartial. Les intérêts de notre peuple seront l’objet de la plus active vigilance de notre part lorsqu’il s’agira de faire reconnaître nos droits. », écrira-t-il lors du lancement. Qui est Gilbert Buote ? Gilbert Buote est natif de Miscouche, fils de François Buote, premier instituteur Acadien de l’Île. Il fait la classe pendant plus de 40 ans et milite pour l’enseignement du français. En 1893, il fait sa plus importante contribution à la communauté acadienne de l’Île : Il publie le journal L’Impartial et en sera le rédacteur jusqu’à sa mort. Cet instituteur, rédacteur, éditeur et auteur de profession est aussi historien amateur et généalogiste. Il est le premier Acadien de l’Île à publier le fruit de ses recherches. Il publie aussi le premier roman acadien intitulé Placide, l’homme mystérieux, sous le pseudonyme de Paul. À la fin de sa vie, il préparait l’histoire des Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard. Le journal L’Impartial lui survécut, non sans peine, jusqu’en 1915. Aux prises avec de sérieux problèmes financiers, aggravés par la Première Guerre mondiale, le journal cesse de paraître en laissant un grand vide au sein de la communauté acadienne de l’Île, vide qui ne sera comblé que 60 ans plus tard.
19171917

1917

Aubin-Edmond Arsenault devient premier ministre de l'Île

Aubin-Edmond Arsenault (1870-1968) né à Abram-Village, est le premier Acadien à devenir premier ministre d’une province canadienne. Il est nommé en 1917 à la suite de la démission du premier ministre John Mathieson. Il occupe le poste pendant deux ans et par la suite, celui de chef de l’opposition. En 1921, il devient juge à la Cour suprême de l’Île, fonction qu’il occupera pendant 25 ans.
19191919

1919

Fondation de la Société Saint-Thomas-d'Aquin

La Société Saint-Thomas-d ’Aquin (SSTA) est née en 1919 lors du congrès annuel de l’Association des instituteurs et institutrices acadiens de l’Île. Bien que son objectif premier soit de recueillir des fonds pour l’instruction de la jeunesse acadienne, son but global vise le plein épanouissement de la vie française et acadienne. Après plus de 100 ans d’existence, la SSTA étend son œuvre et ses actions et devient le principal organisme porte-parole de la communauté acadienne et franocphone de l’Île.
19641964

1964

Ouverture du Musée Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard

Le Musée Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard est situé à Miscouche. Construit en rondins, il est sous la direction de Soeur Antoinette DesRoches. C’est elle qui voit, pendant 14 ans, à acquérir une grande partie de la collection actuelle. Cette même année, la fondation de l’Association du Musée Acadien verra le jour. Le Dr J.-Aubin Doiron est le président-fondateur et Soeur Antoinette DesRoches, secrétaire. Il existe aujourd’hui, sept sites muséaux et patrimoniaux dans la province.
19751975

1975

Naissance de La Voix Acadienne

Le premier numéro du journal La Voix Acadienne paraît le 27 juin 1975, et ce 60 ans après la disparition du dernier journal L’Impartial. Le projet de publication est créé dans le cadre d’un projet d’emploi d’été de la Société Saint-Thomas d’Aquin (SSTA). Quatre étudiants produisent ainsi cinq éditions. Le journal suscite beaucoup d’intérêt de la part de la communauté acadienne et francophone, et à l’automne, la SSTA décide de poursuivre les publications de façon mensuelle. En juin 1976, La Voix Acadienne prend la forme d’un hebdomadaire.
19881988

1988

Les francophones de l’Île obtiennent le droit à la gestion scolaire

En 1988, le Gouvernement de l’Île modifie sa loi scolaire pour accorder aux Francophones et aux Acadiens la gestion scolaire. Deux ans plus tard, il reconnaît officiellement à la Commission scolaire de langue française, la responsabilité de gérer et de promouvoir l’éducation française d’un bout à l’autre de la province. Ceci mène à l’ouverture d’écoles françaises dans les régions de Prince-Ouest, Summerside-Miscouche et Rustico. Après une lutte acharnée de parents, c’est en 2000 que la Cour suprême du Canada statue, dans une décision unanime, qu’en vertu de la Charte des droits et libertés, les parents de l’Île ont droit à l’école primaire française. En 2002, l’école de Summerside ouvre enfin ses portes. En 2019, on compte 1 043 élèves (primaire et secondaire) répartis dans six écoles. À ceci, on ajoute les enfants des cinq centres francophones de la petite enfance (CPE).
19911991

1991

Ouverture du premier centre scolaire-communautaire francophone

Le Carrefour de l’Île Saint-Jean est le premier centre scolaire-communautaire de l’Île. Inauguré en 1991, il rassemble les ressources des Francophones et Acadiens de la grande région de Charlottetown, dans le but de développer leur culture et leur langue. Aujourd’hui, cinq autres Centres sont au cœur de la région Évangéline, de Prince-Ouest, Summerside, Rustico et dans Kings-Est. Leur présence est essentielle à l’épanouissement de la communauté. Les citoyens de l’Île sont conscients du rôle important qu’ils ont, tant auprès des francophones que des anglophones.
1720
Fondation de la colonie de l'Île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard)
La colonie de l’Île Saint-Jean est fondée en 1720. Les premiers colons arrivés de France avec la Compagnie de l’Île Saint-Jean, sont responsables d’établir la colonie. Ces immigrants s’établissent principalement sur la côte nord de l’Île-du-Prince-Édouard, dans la région du Havre-Saint-Pierre (aujourd’hui la baie St. Peters). Très peu de ces Français sont demeurés sur l’Île. Aujourd’hui, on ne retrouve aucun de leurs descendants.

En cette même année, deux familles acadiennes de la Nouvelle-Écosse s’établissent à l’Île Saint-Jean : Michel Haché dit Gallant et Anne Cormier qui demeuraient à Beaubassin, près d’Amherst (N.-É.), s’établissent à Port-la-Joye. L’autre famille, venue de Port-Toulouse (St. Peters) sur l’Île Royale (Cap-Breton, N.-É.) était celle de Pierre Martin et Anne Godin. Ils s’installent près du grand marais de Mount Stewart. Aujourd’hui, nous comptons de nombreux descendants de ces deux familles pionnières.
1720
1752
L’île Saint-Jean compte 2 223 habitants français et acadiens.
Moins de 30 ans après la fondation de la colonie de l’Île Saint-Jean, la population acadienne et française ne comprend que 735 personnes. Elle s’intensifie dans les années suivantes avec l’arrivée de nombreuses familles acadiennes qui cherchent à échapper à la déportation de la Nouvelle-Écosse. Le recensement de 1752 indique une population de 2 223 habitants et on estime qu’en 1758 elle était de 4 250.
1752
1755-Deportation
1758
Déportation des habitants de l’île Saint-Jean.
Après la prise de la forteresse française de Louisbourg par les Britanniques, une bonne partie des habitants Français et Acadiens de l’Île Royale (Cap-Breton, N.-É.) et de l’Île Saint-Jean, est déportée en France. Environ 3 000 des 4 250 habitants de l’Île sont expulsés vers la France entre le 31 août et le 4 novembre, 1758. Durant la traversée de l’océan Atlantique, plus de la moitié des déportés perdent la vie, soit par noyade, soit de maladie. Environ 1 250 habitants évitent la déportation, la plupart se réfugiant sur le continent.
1758
1815
Ouverture de la première école acadienne de l'Î.-P.-É.
C’est en 1815, à Rustico, que le père Jean-Louis Beaubien ouvre la première école acadienne. François Buote en est le maître d’école et devient le tout premier instituteur acadien. Ce pionnier de l’enseignement a fait la classe pendant plus de 40 ans. Il enseigne d’abord à Rustico, son village natal, et en 1822, enseigne à Miscouche pendant une douzaine d’années. En 1834, il déménage à Tignish où il enseigne jusqu’à sa retraite, en 1857. L’École François-Buote de Charlottetown, inaugurée en 1980, porte fièrement son nom.
1815
1854
Stanislas Poirier, premier Acadien élu à l’Assemblée législative.
C’est en 1854 que Stanislas-François Poirier (Perry), juge de paix, agriculteur et maître d’école de Tignish, quitte l’enseignement pour se lancer en politique. Au cours des 43 ans qui suivent, il se porte candidat à 13 élections provinciales et 8 fédérales, toutes dans la circonscription de Prince. Il est le premier Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard à œuvrer sur la scène politique, tant provinciale que fédérale. Sa carrière politique a couvert cinq décennies.
1854
1861
Première expérience coopérative et première banque au Canada : la Banque des fermiers de Rustico.
La Banque des fermiers de Rustico est fondée en 1861 et incorporée en 1864 à l’initiative du curé, le père Georges-Antoine Belcourt. Constatant les difficultés des fermiers, il désire développer chez ses paroissiens, un esprit d’économie et d’entreprise, ce qui leur permettrait de contrôler une plus grande partie de leur économie. Pendant 30 ans, la Banque imprime sa propre monnaie et ce, jusqu’à l’expiration de sa charte en 1894. Cette institution a joué un rôle de important dans le secteur économique. Même s’il s’agit de la plus petite banque à charte à avoir existé au Canada, elle est la pionnière des premières caisses d’épargne et de crédit du pays.
1861
1893
Parution de L’Impartial, premier journal de langue française à l’Île.
Gilbert Buote, appuyé de son fils François-Joseph (enseignant et imprimeur), lancent en 1893 le premier journal de langue française de l’Île, L’Impartial. Pendant ses 20 ans d’existence, L’Impartial se fait porte-parole du discours nationaliste Acadien. Il publie quantité d’articles au sujet de la langue française, de l’éducation, de la religion, de l’histoire acadienne, de l’agriculture et de la colonisation. Il défend les intérêts des Acadiens et fait la promotion de la langue française. « L'avancement de la cause acadienne dans l'ordre social, intellectuel et moral, tel est le but de L’Impartial. Les intérêts de notre peuple seront l'objet de la plus active vigilance de notre part lorsqu'il s'agira de faire reconnaître nos droits. », écrira-t-il lors du lancement.

Qui est Gilbert Buote ? Gilbert Buote est natif de Miscouche, fils de François Buote, premier instituteur Acadien de l’Île. Il fait la classe pendant plus de 40 ans et milite pour l’enseignement du français. En 1893, il fait sa plus importante contribution à la communauté acadienne de l’Île : Il publie le journal L’Impartial et en sera le rédacteur jusqu’à sa mort.

Cet instituteur, rédacteur, éditeur et auteur de profession est aussi historien amateur et généalogiste. Il est le premier Acadien de l’Île à publier le fruit de ses recherches. Il publie aussi le premier roman acadien intitulé Placide, l’homme mystérieux, sous le pseudonyme de Paul. À la fin de sa vie, il préparait l’histoire des Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le journal L’Impartial lui survécut, non sans peine, jusqu’en 1915. Aux prises avec de sérieux problèmes financiers, aggravés par la Première Guerre mondiale, le journal cesse de paraître en laissant un grand vide au sein de la communauté acadienne de l’Île, vide qui ne sera comblé que 60 ans plus tard.
1893
1917
Aubin-Edmond Arsenault devient premier ministre de l'Île
Aubin-Edmond Arsenault (1870-1968) né à Abram-Village, est le premier Acadien à devenir premier ministre d’une province canadienne. Il est nommé en 1917 à la suite de la démission du premier ministre John Mathieson. Il occupe le poste pendant deux ans et par la suite, celui de chef de l’opposition. En 1921, il devient juge à la Cour suprême de l’Île, fonction qu’il occupera pendant 25 ans.
1917
1919
Fondation de la Société Saint-Thomas-d'Aquin
La Société Saint-Thomas-d ’Aquin (SSTA) est née en 1919 lors du congrès annuel de l’Association des instituteurs et institutrices acadiens de l’Île. Bien que son objectif premier soit de recueillir des fonds pour l’instruction de la jeunesse acadienne, son but global vise le plein épanouissement de la vie française et acadienne. Après plus de 100 ans d’existence, la SSTA étend son œuvre et ses actions et devient le principal organisme porte-parole de la communauté acadienne et franocphone de l’Île.
1919
1964
Ouverture du Musée Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard
Le Musée Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard est situé à Miscouche. Construit en rondins, il est sous la direction de Soeur Antoinette DesRoches. C’est elle qui voit, pendant 14 ans, à acquérir une grande partie de la collection actuelle. Cette même année, la fondation de l’Association du Musée Acadien verra le jour. Le Dr J.-Aubin Doiron est le président-fondateur et Soeur Antoinette DesRoches, secrétaire. Il existe aujourd’hui, sept sites muséaux et patrimoniaux dans la province.
1964
1975
Naissance de La Voix Acadienne
Le premier numéro du journal La Voix Acadienne paraît le 27 juin 1975, et ce 60 ans après la disparition du dernier journal L’Impartial. Le projet de publication est créé dans le cadre d’un projet d’emploi d’été de la Société Saint-Thomas d’Aquin (SSTA). Quatre étudiants produisent ainsi cinq éditions. Le journal suscite beaucoup d'intérêt de la part de la communauté acadienne et francophone, et à l’automne, la SSTA décide de poursuivre les publications de façon mensuelle. En juin 1976, La Voix Acadienne prend la forme d’un hebdomadaire.
1975
1988
Les francophones de l’Île obtiennent le droit à la gestion scolaire
En 1988, le Gouvernement de l’Île modifie sa loi scolaire pour accorder aux Francophones et aux Acadiens la gestion scolaire. Deux ans plus tard, il reconnaît officiellement à la Commission scolaire de langue française, la responsabilité de gérer et de promouvoir l’éducation française d’un bout à l’autre de la province. Ceci mène à l’ouverture d’écoles françaises dans les régions de Prince-Ouest, Summerside-Miscouche et Rustico. Après une lutte acharnée de parents, c’est en 2000 que la Cour suprême du Canada statue, dans une décision unanime, qu'en vertu de la Charte des droits et libertés, les parents de l’Île ont droit à l'école primaire française. En 2002, l’école de Summerside ouvre enfin ses portes. En 2019, on compte 1 043 élèves (primaire et secondaire) répartis dans six écoles. À ceci, on ajoute les enfants des cinq centres francophones de la petite enfance (CPE).
1988
1991
Ouverture du premier centre scolaire-communautaire francophone
Le Carrefour de l'Île Saint-Jean est le premier centre scolaire-communautaire de l’Île. Inauguré en 1991, il rassemble les ressources des Francophones et Acadiens de la grande région de Charlottetown, dans le but de développer leur culture et leur langue. Aujourd’hui, cinq autres Centres sont au cœur de la région Évangéline, de Prince-Ouest, Summerside, Rustico et dans Kings-Est. Leur présence est essentielle à l’épanouissement de la communauté. Les citoyens de l’Île sont conscients du rôle important qu’ils ont, tant auprès des francophones que des anglophones.
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